Ici, sur ce stade, entre janvier 2007 et février 2008, venait courrir Karen Dortz, lorsque l'angoisse la submergeait. Karen Dortz, 28 ans, travaillait 26 heures par semaine dans un centre d'appels à Montrouge. Elle habitait rue Biot, un studio, près de la place de Clichy. La nuit, elle avait le sentiment de devenir folle. Les yeux grands ouverts elle écoutait son temps s'écouler de ses veines, goutte à goutte.
mardi 26 février 2008
Plaque 4
Ici, sur ce stade, entre janvier 2007 et février 2008, venait courrir Karen Dortz, lorsque l'angoisse la submergeait. Karen Dortz, 28 ans, travaillait 26 heures par semaine dans un centre d'appels à Montrouge. Elle habitait rue Biot, un studio, près de la place de Clichy. La nuit, elle avait le sentiment de devenir folle. Les yeux grands ouverts elle écoutait son temps s'écouler de ses veines, goutte à goutte.
mercredi 13 février 2008
Lu sur un mur de Paris 18e
Hier je me suis fais braquer par mon banquier. Le mec il m'a piqué mes pompes et ma carte Lion. Maintenant, quand je tape le code sur le clavier du distributeur, je fais gaffe. Parce que la dernière fois y a le banquier qu'ait sorti de l'écran et qui m'a collé une baffe. Si tu me crois pas t'as qu'à essayer toi-même. Mon code : 42 34
BNP, un mec qu'en a marre de prendre des claques par les banquiers
mardi 12 février 2008
Pour visionner Qu'est-ce que vivre/Série 7- lien ci-dessous :
http://www.dailymotion.com/studiodesculpturesociale/video/x4cohp_questce-que-vivre-serie-7_creation
Qu'est-ce que vivre est un dispositif de traitement du réel susceptible de convoquer l’expression des formes multiples de l’expérience humaine. Le projet consiste à réaliser des séries de vidéo-chants d’habitants d’un territoire. Chaque série de vidéo-chants est un objet créé en interaction avec la multitude des êtres, leurs récits, leur lyrisme, leurs mondes.
Être est pour nous le produit d’une expérience d’énonciation mettant en scène un usage de la langue délié de sa fonction d’information, de persuasion, de séduction marchande, d’opinion, de prosélytisme, de transmission de mots d’ordre. Alors la langue module une clameur de l’être : le récit se métamorphose en chant, le mystère du sens advient, la matière de la langue s’ouvre aux fulgurances de la liberté . Etre est création et coopération au service de tous, sollicitation de ces forces affirmatives de soi qui engendrent mondes et innovations.
Après réunion de présentation du projet dans la structure d'accueil, chaque personne est invitée à rédiger un texte relatif à l'énoncé Qu'est-ce que vivre - selon un protocole de co-écriture résultant d'échanges écrits, le plus souvent via le Net. Par la suite nous décidons ensemble de développer certains points ou, s’ils font répétition, d’en réduire d’autres. La personne reste pleinement maître de cette élaboration. Il y a donc en amont un travail de recherche et de formalisation de la langue. Les énoncés des portraits expriment toujours une expérience de connexion de soi avec un commun, délié d'intérêts privés.
Au moment du tournage la personne choisit une musique qui servira de décor à son portrait. Puis elle restitue l'énoncé face à la caméra. (Soit le texte sert simplement de conduite soit il est donné dans son intégralité : c’est à la personne à choisir le mode qui lui convient)
Rassemblés dans la Sculpture sociale vidéo, ces chants composent la continuité d’un poème où chacun des portraits se fond dans le tout d’une communauté passionnée d'égalité, bordée de courage, d’insatiable désir d’aimer. Tel un chœur le poème fait entendre le sens de l’énigme éponyme du projet : Qu’est-ce que vivre.
lundi 11 février 2008
Lu sur un mur de Paris 18e
En ce moment je fais un stage où on apprend à dire : "Vous êtes bien chez monsieur le directeur, laissez votre message". Dans six mois, quand je saurais le dire parfaitement, je serais formé au boulot de répondeur automatique en entreprise. C'est top, non?
Barane
vendredi 8 février 2008
Lu sur un mur de Paris 18e
Moi comme je suis black , pour trouver un job je me suis peint en blanc. A l'inverse, si tu veux trouver un keuf t'as qu'à te peindre en black. Si dans les trois minutes t'es pas contrôlé, sur la vie de ma mère je te rembourse le pot de peinture.
GUS
lundi 4 février 2008
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